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Enjeux et évolutions de la santé au travail

HISTORIQUE  DE SANTE AU TRAVAIL 72

La Loi du 28 juillet 1942 a rendu obligatoire en FRANCE, l'organisation des Services Médicaux du Travail dans l'entreprise. Elle prévoyait 2 types de Services : l'autonome et l'interentreprises. La Médecine du Travail n'était obligatoire que pour certains établissements et était à la fois curative et préventive.

27 Octobre 1943

Création du Service Médico-Social Interprofessionnel Sarthois (Fichier pdf)
Durant les premières années, le Service Médico-Social Interprofessionnel Sarthois était installé à la Chambre de Commerce, Place de la République, puis a déménagé au 108 Bis rue Chanzy.

Novembre 1955

Acquisition d'un camion équipé d'un matériel radioscopique et embauche du premier chauffeur.
Le Service compte alors 4 Médecins et une Assistante Sociale.

Février 1956

Changement d'adresse au 66 Rue Chanzy au Mans.

Août 1974

Installation au 17 Rue Jeanne d'Arc, dans les locaux de l'ancienne clinique des Marianites.

Janvier 1981

Nouvelle dénomination sociale : Service Sarthois de Médecine du Travail.

Juin 2004

Nouvelle dénomination sociale : Santé au Travail 72.
Déménagement du siège social au 9, rue Arnold Dolmetsch, 72021 Le Mans Cedex 2.

2013

Fin des visites médicales réalisées dans les camions après l'ouverture de nouveaux centres de consultations:

  • ZAC Mam (Zone Nord du Mans)
  • Tour Emeraude (Centre ville du Mans)
  • La Foucaudière (Zone Sud du Mans)

HISTOIRE DE LA MEDECINE DU TRAVAIL

On trouve déjà à l’aube de l’humanité, des objets ou des outils qui témoignent d’un souci de sécurité et de confort au travail pour l’ouvrier, parfois même d’une tentative d’adaptation préfigurant l’ergonomie.

 

La pathologie professionnelle était déjà décrite dans la Bible et dans l’antiquité, un papyrus de 2 500 ans avant Jésus-Christ contient la description dans l’ancienne Égypte du lumbago aigu survenu accidentellement chez un ouvrier ayant participé à la construction d’une pyramide. Plus tard, Hippocrate le père de la médecine avait déjà remarqué en 450 avant JC que l’asthme était plus fréquent dans certaines professions, les tailleurs, les pêcheurs et les métallurgistes entre autres (la colique de plomb).

On trouve également des allusions aux maladies professionnelles chez Pline l’Ancien puis Julius Pollux.

LES ORIGINES

Au XIIIe siècle, le médecin provençal Arnaud de Villeneuve consacre, dans deux de ses ouvrages, des chapitres spécifiques à « l’hygiène professionnelle » et aux « maladies des métiers ».

 

Le premier ouvrage traitant des maladies du travail est l’œuvre de Paracelse (1493 -1541) alchimiste, astrologue et médecin suisse.


Il a écrit un traité fondateur Des mineurs et Le mal des montagnes et autres maladies des mineurs décrivant les risques professionnels liés à l’extraction des minerais et au travail des métaux et abordant leur traitement ainsi que les stratégies de prévention, ce qui fait de lui le précurseur de la médecine du travail.

 

Au XVIe siècle, le médecin d’Henri II, Jean Fernel, décrit déjà les effets du plomb chez les peintres.

LES FONDATEURS

Bernardino Ramazzini (1633–1714), professeur de médecine à Padoue, précisa certaines mesures d'hygiène et de sécurité et essaya d'améliorer les conditions de travail et en se déplaçant sur les lieux de travail. Il a publié son monumental « Traité des maladies des artisans » qui, pendant deux siècles, servira de référence absolue.

 

Percivall Pott (1713- 1788) est un chirurgien britannique qui a identifié pour la première fois une substance chimique comme étant la cause d’un cancer professionnel. En 1775, il a prouvé que la suie était responsable du cancer du scrotum des petits ramoneurs de Londres. A cette époque, les ramoneurs commençaient à travailler vers l’âge de 5 ans et le cancer apparaissait après la fin de leur activité professionnelle vers l’âge de 30 ans.

 

Le fait est peu connu, mais Benjamin Franklin (1706 - 1790) qui en plus d’être un homme politique et un des pères fondateurs des Etats Unis d’Amérique était un physicien et un scientifique curieux de tout, étudia la toxicité du plomb et son rôle dans l’apparition du saturnisme maladie qu’il diagnostiqua chez des cristalliers et des céramistes. Ce fut d’ailleurs la première maladie à être reconnue comme maladie professionnelle dès 1919 en France.

L’ERE INDUSTRIELLE

Le véritable pionnier de la Médecine du travail, celui qui a le premier attiré l’attention sur les conditions de travail abominables des ouvriers des manufactures au XIXème siècle, est Louis René Villermé (1782 - 1863), un médecin et sociologue français, ancien chirurgien de l'armée française puis de la Grande Armée. Son travail, intitulé Tableau de l'état physique et moral des ouvriers employés dans les manufactures de coton, de laine et de soie, paru en 1840 et connu sous le nom de rapport Villermé a eu un grand retentissement et a été à l'origine de la loi sur le travail des enfants dans les manufactures.

 

9 Avril 1898 : Première loi sur les accidents du travail.

Le Parlement français vote une loi établissant la responsabilité patronale dans les accidents du travail. Pour la première fois, le patron est responsable. Il doit payer les frais médicaux et une indemnité d’invalidité.

1906 : Création de la Commission Internationale de Médecine du travail.

 

1910 : Naissance du Code du travail.

 

1913 : Diverses branches professionnelles sont tenues de prendre des mesures de protection et d'hygiène.

 

1914-1918 : Naissance d'une médecine préventive dans les usines surtout celles où il existe un risque saturnin et charbonneux.

 

25 octobre 1919 : Première loi sur les maladies professionnelles (Tableau n° 1 concernant le plomb et Tableau n° 2 concernant le mercure).

 

1930 : Naissent à Lyon le premier Institut de Médecine du travail et le premier enseignement de la spécialité.

 

1937 : Création des médecins conseils de l'Inspection du Travail.

 

1942 : La Charte du travail rend la Médecine du travail obligatoire dans certaines entreprises ; elle prévoit l'organisation des Services médicaux et sociaux du travail.

11 octobre 1946 : Loi relative à l'organisation de la Médecine du travail.

Cette Loi du 11 octobre 1946 et les textes pris pour son application (décret du 28 décembre 1988 en dernier lieu), étendent progressivement la Médecine du travail à l'ensemble des entreprises du secteur privé et consacrent ainsi de façon définitive les fondements de cette médecine de prévention, bénéficiant à tous les salariés, à la charge et sous la responsabilité des employeurs.

 

1979 : Introduction du " Tiers-temps " pour les médecins du travail (décret du 20/3/1979) : le médecin du travail est tenu de consacrer un tiers de son temps de travail à ses activités en milieu du travail (pour réaliser des études de poste, des Fiches d'Entreprise, des observations du travail réel pour en évaluer les risques, des conseils auprès des responsables et des salariés).

 

2002 : Dans de nombreux articles du Code du travail, le terme "santé" est remplacé par "santé physique et mentale". La Médecine du travail doit désormais se préoccuper non seulement de l'intégrité physique des salariés, mais également de l'influence de leur travail sur leur état mental.

 

2004 : Les Services de Médecine du Travail deviennent des Services de Santé au Travail. La principale modification de cette réforme de la Médecine du Travail, concerne la compétence pluridisciplinaire que doit apporter le service de santé aux entreprises, par l'intermédiaire des IPRP.

 

2011 : Réforme de la Santé au Travail ( l'essentiel de ce qui change ).

 

Sources :

  • Cisme : Document « La Santé au Travail par la Médecine du Travail » 1946-1996
  • Wikipédia
  • Société de Médecine du Travail de Midi-Pyrénées
  • Université de Rennes 1
  • Association Interentreprises de Médecine et de Santé au Travail de Roubaix-Tourcoing

 

Dernière mise à jour Janvier 2014

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